
mai
23
Collectes porte-à -porte: branches-matériaux-résidus verts [...]
mai
24
mai
28
Rencontre avec l'auteur Jean-Claude Germain à la bibliothèque publique [...]
Chères concitoyennes et chers concitoyens,
Afin d'améliorer encore davantage la commuication avec vous, Anneplainois, je publierai mensuellement via cet espace, un texte dans lequel je tenterai de répondre aux questions citoyennes les plus fréquentes. Par conséquent, si vous avez des questions à me soumettre, elles sont les bienvenues.
Guy Charbonneau, mair
Séparons d'abord le mythe de la réalité. J'ai consulté plusieurs personnes qui travaillent dans d'autres municipalités et les délais pour l'obtention d'un permis sont généralement beaucoup plus courts à Sainte-Anne-des-Plaines. Pour ce qui est des tarifs en vigueur, ils sont semblables aux tarifs publiés dans les autres villes.
Au-delà , on peut ajouter que très peu de villes de 15 000 habitants reçoivent encore des visiteurs sans prise de rendez-vous. Chez nous, nous le faisons avec plaisir afin de rendre le service encore plus convivial. Cependant, si vous voulez accélérer le traitement de votre demande, n'hésitez pas à prendre un rendez-vous et vous informer des documents à présenter lors de votre visite. Ainsi, vous serez accueilli au bon moment et vous perdrez moins de temps.
Maintenant, qu'est-ce qui explique le délai entre la demande de permis et la délivrance de celui-ci? Parmi les lois qui gouvernent les municipalités, il y a la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme qui nous oblige à avoir un schéma d'aménagement, un règlement d'urbanisme et une commission consultative d'urbanisme. La mission du service d'urbanisme vise l'embellissement de notre milieu de vie et ce, par différents outils.
Nos responsables au service étudient chaque demande dès qu'elle est complète en fonction des divers critères, l'approuvent et communiquent avec vous aussitôt. Et pour améliorer le service, nous avons maintenant quatre officiers en fonction. Je rappelle aussi que certains secteurs sont assujettis à des règlements à caractère discrétionnaire pour orienter les interventions sur des immeubles et favoriser l'embellissement d'un quartier en particulier.
Il faut aussi tenir compte que nos gens ont également une responsabilité d'inspection et de suivi des permis émis, ce qui les oblige à sortir sur le territoire; ils ne sont donc pas toujours au bureau. C'est pourquoi vous aurez un meilleur service si vous prenez un rendez-vous.
Quand on attend, c'est toujours trop long; j'en conviens. Mais je vous assure que nos officiers travaillent avec ardeur à vous donner le meilleur service possible. Je suis très fier d'eux.
Saviez-vous que le taux de taxes des commerces et industries est plus du double de vos résidences? C'est donc que plus nous aurons de commerces chez nous, moins de pression sera exercée sur votre compte de taxes.
Et pour qu'il y ait de plus en plus de commerces à Sainte-Anne-des-Plaines, il faut que ceux et celles qui les opèrent soient capables d'en vivre. Il faut donc les visiter en premier lieu avant d'aller systématiquement dans les grands centres.
Quand vous faites vos achats à Rosemère, Laval ou ailleurs, c'est le compte de taxes des citoyens de ces villes que vous aidez. Or, il y a un proverbe qui dit : aide-toi et le ciel t'aidera. La preuve en est que les citoyens de Rosemère ont un indice d'effort fiscal de 68 % tandis que celui des Anneplainois est de 111 % pour l'an dernier. C'est que les centres d'achats paient en bonne partie pour les Rosemèrois.
Je veux profiter de l'occasion pour souligner les beaux efforts consentis depuis quelques mois pour redynamiser les commerces locaux. Que ce soit la rénovation de Place Ste-Anne, le réaménagement intérieur du Rona ou du marché Métro, le remise en service prochaine d'un BMR, les cinq nouveaux restos et tous les autres commerces qui ont investis dans leur déco et leur aménagement, reconnaissons qu'un bel effort a été fait. Bravo à tous nos commerçants qui s'ingénient à s'adapter à leur clientèle. Entrez voir; ça vaut le déplacement.
Rappelez-vous que c'est beau d'aider les citoyens des autres villes mais, charité bien ordonnée, commence par soi-même!
J'ai reçu beaucoup de commentaires de citoyens qui s'interrogent du fait que les autobus sont souvent peu occupés quand ils circulent dans les rues de Sainte-Anne-des-Plaines. Ne pourrait-on pas utiliser des véhicules moins gros?
Notons d'abord que le Conseil inter municipal de transport des Laurentides (CITL) surveille de près le nombre de passagers par ligne et par autobus. C'est pour cela que l'on voit de plus petits véhicules les fins de soirée et les weekends.
Mais, pour répondre à la question principale, il faut comprendre que Sainte-Anne est en même temps en fin et en début de circuit; c'est un terminus. L'autobus arrive à moitié vide parce qu'on a laissé descendre des passagers depuis son départ à l'autre bout du circuit. De même, l'autobus ne peut pas partir rempli à capacité de chez nous parce qu'aucun autre usager ne pourrait y monter sur son parcours.
Notre circuit n'en est pas un service de navette qui amène un groupe d'un point A au point B. Rappelez-vous les autobus scolaires; on partait avec quelques étudiants à bord et on arrivait avec un plein autobus à l'école.
En fait, le circuit 23 qui se rend à la gare de Sainte-Thérèse a dû refuser, il y a quelques semaines, de prendre des passagers parce que l'autobus était à pleine capacité. C'est un beau problème. Il faudra peut-être ajouter un nouveau départ.
Rappelons-nous enfin que le transport en commun est une excellente façon de diminuer les gaz à effet de serre (GES) qui causent le réchauffement climatique.
Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à me les transmettre.  Il me fera plaisir de vous expliquer le comment du pourquoi.
D'abord, mettons les choses au clair : l'argent (ou la richesse) n'est pas une fin en soi, mais bien plutôt, un moyen. Car la richesse n'a de valeur que si elle est partagée!
Ma définition de la richesse collective est donc d'avoir les moyens d'atteindre nos aspirations ou encore, de vivre dans un milieu qui correspond à nos valeurs. Et les valeurs que je détecte chez les Anneplainois en général sont de pouvoir vivre dans un milieu où les gens de toutes les générations ont accès à un beau village de campagne entouré de champs et de forêts, à des rues sécuritaires à n'importe quelle heure du jour, à des parcs bien aménagés en harmonie avec le milieu et à des commerces de proximité où ils sont accueillis et servis comme des amis.
Je pourrais même ajouter qu'en augmentant l'emploi local par des industries, des commerces, des artisans ou des services, le fait de travailler à proximité évite le stress du voyagement, permet plus de temps en famille et améliore d'autant la qualité de vie.
Les conséquences qui en résultent sont que lorsqu'on peut établir un tel climat dans notre milieu, il y a de plus en plus de gens qui veulent avoir accès à ce milieu de vie et la valeur de notre patrimoine (notre propriété) augmente. Nous nous enrichissons sans sortir de l'argent de notre poche. Au moment de la retraite, nous avons donc un pécule plus important qui ne nous a rien coûté.
Effectivement, je crois que notre milieu de vie à Sainte-Anne-des-Plaines s'est amélioré depuis trois ans parce que les nouvelles valeurs de nos propriétés ont augmenté un peu plus en pourcentage que celles des villes avoisinantes. C'est ça créer de la richesse collective.
En terminant, je vous rappelle néanmoins ce que mon père m'a appris : à ses funérailles, il est plus important d ’avoir des amis que de l'argent.
C'est la question que me posait un ami récemment suite à la présentation du 29 octobre sur la demande déposée auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).
Tout d'abord, mettons les choses en perspective. Le parc industriel actuel instauré en 1990 mesure environ 28 hectares. Il s'est rempli en moins de 25 ans et il n'y a plus aucun terrain disponible. La proposition actuelle est pour 37 hectares, soit environ 32 % de plus. Comme le succès engendre le succès, je parierais qu'il serait rempli également d'ici 25 ans. Donc, la superficie demandée est tout à fait logique et défendable.
Mais, au-delà de la superficie, la nécessité d'un parc industriel repose aussi sur la répartition des sources de financement d'une ville. L'exemple de Ville Lorraine est patent. Presque uniquement résidentielle, le fardeau fiscal de cette ville revient entièrement sur les épaules des propriétaires de résidences. Une ville développée harmonieusement devrait comprendre une pluralité d'usages : public, agricole, résidentiel, commercial, industriel et institutionnel.Â
Enfin, rappelons que les taux de taxes pour le commercial et l'industriel sont plus du double du taux résidentiel alors que les services demandés à la Ville sont moindres. L'industrie n'utilise pas l'aréna, la bibliothèque, les parcs et autres services collectifs mais ses taxes servent à nous offrir un meilleur milieu de vie. D'ailleurs, Rosemère, avec ses centres commerciaux, permet à ses citoyens de s'en sortir avec un effort fiscal de 68 % seulement, soit un tiers de moins que la moyenne québécoise.
En résumé, notre demande à la CPTAQ s'appuie à la fois sur des principes de diversité et d'harmonie des usages du territoire et à la fois sur le besoin de la répartition du fardeau fiscal dans la recherche d'un meilleur milieu de vie pour toute notre communauté. Ce sont là des principes de bonne gestion municipale reconnus de tous.
Voici une question qui m'est souvent posée sur les motifs de notre réglementation plutôt stricte pour la coupe de bois sur notre territoire. Il y a deux raisons majeures pour protéger les boisés de Sainte-Anne-des-Plaines : l'une écologique, l'autre économique.
Du côté écologique, il y a d'abord le maintien de la biodiversité. Comme il est fortement documenté scientifiquement, si le couvert forestier d'un territoire diminue à moins de 30 %, la biodiversité commence à être affectée. Or, nous sommes actuellement à 31 %. Nous devons donc être très prudents. De plus, nos boisés renferment de nombreux milieux humides de diverses grandeurs qui, en plus d'assurer la biodiversité, servent à alimenter la nappe phréatique et nos petits cours d'eau.
Maintenant, du point de vue économique, sans oublier la valeur des produits forestiers et acéricoles, une étude de Ressources naturelles Canada nous indique que la forêt du plateau du Trait-Carré sert à recharger l ’aquifère (nappe d’eau) duquel nous dépendons tous pour alimenter notre aqueduc urbain et nos résidences munies d'un puits, pour abreuver nos animaux et pour irriguer nos cultures. S'il fallait que nos puits se tarissent, il faudrait dérouler combien de kilomètres de tuyaux pour aller s'approvisionner dans une rivière (s'il y restait encore de l'eau…)? Combien cela nous coûterait-il? Je pense que nos fermes et nos maisons ne vaudraient plus grand-chose. Et puis, si Sainte-Anne-des-Plaines perd son côté vert, que nous restera-t-il à faire valoir? Ça aussi, c'est économique.
Comme disait Antoine de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince : « nous sommes responsables de ce que l'on apprivoise ». Il est juste et raisonnable d'utiliser la nature qui nous entoure, mais nous devons respecter ses limites.
En tant que gestionnaire du territoire, nous devons nous élever au-dessus des intérêts particuliers et nous avons le devoir de préserver les intérêts de la communauté.
Il en va de la pérennité de notre territoire.
Tout d'abord, la grange Chaumont est un bâtiment «classé» par le ministère de la Culture et donc, c'est le gouvernement du Québec qui décide de son sort. Plus encore, il nous oblige à l'entretenir et la conserver à nos frais. Nous n'avions donc pas le choix des solutions.
Après plusieurs mois de négociation avec le ministère, nous avons eu la permission de la soulever et de la déplacer de quelques pieds pour sécuriser les utilisateurs du trottoir adjacent en hiver. On nous a aussi accordé de refaire le parement extérieur avec le même matériau, mais, neuf pour lui assurer une plus longue vie utile. Le coût total du déménagement, des matériaux et de la main-d'œuvre sera probablement autour de 40 000 $ grâce à la contribution de quelques citoyens qui ont gracieusement offert plusieurs pièces de bois de charpente anciennes. C'est une bonne somme, mais relativement peu dans les circonstances. Le ministère nous a accordé une subvention de 9 000 $ pour ces travaux.
Il reste maintenant à trouver une vocation au bâtiment. Le conseiller Denys Gagnon a rassemblé un groupe de personnes pour élaborer diverses options à soumettre au Conseil afin de mettre en valeur le bâtiment rénové. Si vous avez des idées constructives, n’hésitez pas à communiquer avec lui.
L'entrepreneur que j'étais aurait probablement géré ce dossier différemment en secteur privé. Dans ce cas-ci, nous avions à nous conformer aux règles et directives du ministère de la Culture.
J'espère avoir pu vous éclairer les raisons de cette décision qui a été réalisée néanmoins au moindre coût. Si vous avez d'autres questions, il me fera plaisir de vous expliquer le comment du pourquoi.
On entend souvent dire que la justice n'est pas la même pour les gros que pour les petits, sous-entendant que ceux qui ont les moyens de se payer de bons avocats s'en sortent mieux.
Eh bien, laissez-moi vous dire qu'à la Ville, l'épaisseur du portefeuille n'influence aucunement l'application d'un règlement. Il arrive cependant que certains (avec leurs moyens financiers) fassent traîner, par des procédures, l'application de nos règlements. Il arrive aussi que nous devions entreprendre des démarches légales ou judiciaires pour les faire appliquer. Je comprends que ce soit frustrant pour ceux qui suivent les règles, car ça augmente presque toujours les délais et les coûts administratifs payés à même les taxes des citoyens respectueux des règles établies.
Cependant, un jugement récent permet aux municipalités de récupérer les frais légaux qu'un citoyen (individu ou corporation) engendre pour sa municipalité parce qu'il a les moyens de faire traîner les choses en Cour. Dans cette cause, la municipalité s'est fait rembourser ses frais d'avocats et de cour qu'elle avait dû débourser pour faire respecter son règlement.
Et pour vous prouver que les règlements sont les mêmes pour tous, j'ai dû moi-même payer récemment une contravention pour excès de vitesse dans le Trait-Carré parce que je ne portais pas attention à mon odomètre. Alors, c'est bien vrai, les règlements sont les mêmes pour tous.