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Message aux citoyens

Chères concitoyennes et chers concitoyens,

Afin d'améliorer encore davantage la communication avec vous, Anneplainois, je publierai périodiquement via cet espace, un texte dans lequel je tenterai de répondre aux questions citoyennes les plus fréquentes. Par conséquent, si vous avez des questions à me soumettre, elles sont les bienvenues.

Guy Charbonneau, maire

 

Comment détermine-t-on les rues à refaire?

Précisons d’abord que plusieurs rues ont été refaites depuis 7 ans. Cette année, les rues Guénette, Chaumont, Léveillé ainsi qu’une partie de la 2e Avenue et de la rue René seront reconstruites.

Plusieurs critères servent à identifier quelles rues seront reconstruites en premier. Il y a d’abord le plan de mise à niveau des conduites d’égout et d’aqueduc qui détermine la vétusté de ces infrastructures, lequel plan est soumis à l’approbation du ministère des Affaires municipales. Cette approbation nous permet alors d’utiliser les argents disponibles dans le programme de la taxe sur l’essence pour ainsi réduire la facture des citoyens concernés. Rappelons aussi que depuis 7 ans, tous les citoyens paient le même montant pour la réfection des infrastructures, qu’elle soit beaucoup ou peu subventionnée.

Pour les routes de campagne ou de transit, nous avons eu la chance de bénéficier depuis quelques années de programmes de subvention de 50 % ou plus, ce qui nous a permis de refaire presque tout le réseau rural. Il ne reste que très peu de kilomètres à reconstruire, dont une partie de la 5e Avenue et la 1re Avenue, côté est.

Finalement, chacune des rues est évaluée régulièrement par nos services techniques au moyen d’appareils sophistiqués pour la qualité de sa surface de roulement. L’état de la chaussée de certaines rues nous oblige à les refaire même sans subvention. J’espère que vous avez remarqué que lorsque nous procédons à la réfection d’une section de rue, nous la construisons pour qu’elle dure. Depuis 7 ans, il n’y a jamais eu moins de 1 million $ par année (et quelques fois le double) d’investis dans nos réfections routières. Pour les prochaines années, l’emphase sera davantage mise sur la partie urbaine, notamment le centre-ville où certains trottoirs datent de plus de 40 ans.

J’espère avoir pu éclaircir quelque peu le processus qui détermine le choix des routes et des rues qui seront reconstruites en priorité. Il me fera toujours plaisir de répondre à vos questions.

Pourquoi décorer pour les Fêtes?

Tout d'abord, FÉLICITATIONS à tous ceux et celles qui ont décoré et illuminé leur propriété ou leur commerce pour les Fêtes. Vous donnez de la vie à notre communauté. C'est cordial et invitant.

L'illumination nous aide à contrer ce temps de l'année où les jours sont les plus courts sous notre latitude et ça réchauffe l'atmosphère tout en rappelant nos traditions. Quand un commerce est décoré et illuminé, c'est bien plus invitant d'y entrer et, une fois à l'intérieur, il arrive souvent qu'on y laisse quelques dollars.

Vos élus se sont donné comme objectif de relever l'activité économique et surtout commerciale de chez nous. J'ai noté que les commerces de Sainte-Anne-des-Plaines qui sont invitants par l'accueil de leur personnel et leur décor tirent assez bien leur épingle du jeu. Et nous sommes fiers de leur réussite. Rappelons-nous le vieux proverbe : « aide-toi et le ciel t'aidera ». Pour nous, il est important d'élargir notre offre commerciale avec de nouveaux commerces, mais il est encore plus important que ceux qui sont déjà là soient florissants.

Depuis quelques années, la Ville illumine son centre-ville et décore quelques bâtiments municipaux. Et c'est avec bonheur que nous constatons que de plus en plus de commerces emboîtent le pas. Notre « village » est de plus en plus vivant. Quant à ceux qui ont oublié cette année, prenez des idées pour l'an prochain!

Et c'est contagieux car plusieurs résidences font largement leur part et même supplantent quelques commerces. Bravo à tous nos citoyens qui font ce petit effort et supplémentaire pour agrémenter notre milieu de vie. Le boulevard Ste-Anne, la rue commerçante, est particulièrement bien mis en valeur cette année, mais, plusieurs rues résidentielles méritent d'être découvertes. Allez donc faire une petite virée en soirée, c'est magnifique.

Enfin, de grâce, laissez vos décorations allumées au moins jusqu'au 10 janvier; les jours sont encore courts à cette époque de l'année.

 

Les règlements d'emprunt ne disent pas tout!

Le monde municipal est régi par des règles strictes et il nous faut suivre la loi. Ainsi, vous voyez souvent dans le journal des avis publics d'emprunts à contracter. Mais, ces avis publics ne disent pas tout!

Prenez par exemple le règlement 949, publié il y a deux semaines, et par lequel nous vous informions d'un emprunt faramineux de 1 272 000 $ dédié à la réfection des  infrastructures sur la 6e Avenue et une portion de la rue Richard. Or, sauf si étiez à la séance municipale du mois de mai, vous ne pouvez pas savoir que plus de 90 % de ce montant sera subventionné par les deux gouvernements supérieurs.

Selon la loi, une ville doit d'abord emprunter le montant total avant de rembourser l'emprunt, à même les subventions reçues. Ce qui fait qu'à Sainte-Anne-des-Plaines, depuis 2009, sur les 21,8 millions de dollars investis dans nos infrastructures, la Ville a reçu plus de 12,5 millions de dollars en subventions des gouvernements. C'est presque 58 % de subventions!

Si vous voulez prendre connaissance de ce qui se passe dans notre ville, je vous invite à assister aux séances municipales qui se tiennent à tous les deuxièmes mardis du mois à 19 h 30, à la Salle du Conseil de l'hôtel de ville. La formule se veut conviviale et nous répondons aux questions du public, ce qui, nous l'espérons, facilite ensuite la compréhension de tous.

Alors si vous voulez comprendre ce que veulent vraiment dire les avis écrits en forme légale, et mieux comprendre où nous allons, venez nous voir; vous saurez tout. Vous pouvez aussi consulter notre personnel pour tous renseignements supplémentaires

 

Comment joindre vos élus municipaux?

Être maire d'une ville, c'est aussi et surtout être le maire de chacun de ses citoyens. À Sainte-Anne-des-Plaines, ça veut dire que je suis le maire de près de 16 000 citoyens. Vos comprendrez qu'il m'est impossible de me rendre disponible pour chacune des personnes, chaque semaine... reste que la porte de mon bureau est rarement fermée!

Même si je suis élu depuis six ans maintenant, il est important pour moi de demeurer accessible à chacun de vous et de vous rappeler que parmi mes devoirs de premier magistrat, se trouve celui d'être à l'écoute de la population et accessible pour ceux et celles qui souhaitent me parler.

Le mot d'ordre vaut aussi pour les six conseillers municipaux et, ce qui a toujours été la pratique, la direction générale. Après un an d'expérience des samedis du maire que nous tenions mensuellement au début, nous avons vite constaté que la plupart du temps, personne ne se présentait puisque je recevais déjà au bureau quiconque voulait me rencontrer. Nous avons donc abandonné cette pratique.

Toutefois, si vous avez des suggestions à nous faire pour améliorer notre vie collective, des commentaires à nous adresser sur un dossier en particulier ou pour toute autre question, la meilleure façon de nous joindre est de téléphoner au 450 478-0211 ou de nous envoyer un courriel à info@villesadp.ca. Si on ne peut pas vous répondre sur-le-champ, soyez assurés qu'un suivi sera fait dans les meilleurs délais.

Je ne crois pas qu'un seul citoyen soit resté sans retour d'appel ou de courriel de notre part depuis les six dernières années. Et rares sont les journées où je ne me fais pas interpeler d'une manière ou d'une autre, sauf quand je suis en vacances à l'extérieur, et là encore… Alors, n'hésitez pas à entrer en contact avec nous; nous sommes à votre écoute.

 

Le projet de 2e voie d'accès est-il mort?

Non, le projet de 2e voie d'accès n'est pas mort. Il fait toujours partie de nos dossiers prioritaires. Évidemment, nous avons été plus que déçus qu'en 2013 la Commission de protection du territoire agricole (CPTAQ) ne se rende pas à nos arguments et refuse de nous accorder les seuls 1,7 hectares que nous souhaitions soustraire à l'agriculture pour construire une 2e voie d'accès avec un 2e pont sur le ruisseau Lacorne. Nous avions même déposé une pétition en ce sens signée par quelque 1 600 citoyens.

Nos arguments étaient pourtant probants et incontournables :
Sécurité pour les biens et pour les personnes en cas d'accident majeur sur le seul pont de la 335, tant pour les pompiers que pour les autres services d'urgence.
Fluidité du trafic accrue pour les Anneplainois, car le volume de circulation vient surtout des municipalités au nord de chez nous.
Une voie non constructible des deux côtés tout comme l'accès à la 640 depuis le Chemin Comtois à Terrebonne; pourquoi c'est bon à Terrebonne et pas chez nous?
Hydro-Québec a déjà un droit d'accès permanent à la ligne électrique à haute tension qui longe le tracé proposé.

À la suite de ce refus, en compagnie du directeur général, nous avons rencontré les analystes de la CPTAQ qui n'avaient pour principal argument que l'intégrité de la zone agricole sans même prendre en compte les besoins de la zone urbaine. Je crois néanmoins que nos arguments ont été mieux reçus par les analystes que par les commissaires.

Mais, comme nous n'avons pas fini de régler le Secteur B près de la rue Limoges, nous avons mis cette demande un peu en veilleuse. Cependant, les besoins sont maintenant criants.  Aussi avons-nous décidé de déposer bientôt un nouveau dossier lors de notre prochaine requête à la CPTAQ.

Advenant un nouveau refus, nous devrons user de subtilité pour parvenir à nos fins. Pour le moment, il est prématuré de dévoiler nos plans.

En  résumé, la 2e voie d'accès est toujours dans nos plans, mais le chemin pour y parvenir est rempli d'embûches.

 

Connaissez-vous le principe de la saucisse Hygrade?

Les plus de 40 ans se souviennent sûrement du slogan « Plus de gens en mangent parce qu'elle est plus fraîche et elle est plus fraîche parce que plus de gens en mangent ». Par contre, le même principe pourrait être aussi être développé à contrario « Moins de gens en mangent parce qu'elle est moins fraîche et elle est moins fraîche parce que moins de gens en mangent ».

Je veux illustrer par-là que plus on achète chez nous, plus l'offre de biens et de services s'améliore et que le fait d'acheter ailleurs produit l'effet contraire.

J'entends souvent des gens se plaindre de ne pas retrouver tel ou tel produit dans les rayons de nos magasins. Au marché d'alimentation comme dans les autres magasins, plus l'inventaire « roule », plus le stock est frais ou d'actualité et plus il est encourageant de tenir un inventaire important.

Depuis que nous avons déposé une plainte au Bureau de la concurrence, il semble que nos stations d'essence ont compris que nous n'acceptons plus d'être pris en otage et qu'elles doivent garder un prix comparable à la région. Donc, plus de raison d'aller faire le plein en dehors et d'en profiter pour faire ses courses.

J'encourage donc tous les Anneplainois à renouer le plus possible avec l'achat local pour permettre à nos commerçants d'augmenter leur offre de produits. Et si vous avez des attentes spécifiques, pourquoi ne pas en faire part à la direction de l'établissement? Je connais suffisamment les commerçants locaux pour vous dire qu'ils sont prêts à répondre à vos attentes avec empressement.

Alors, commençons tous ensemble la spirale de l'achat chez nous le plus possible et je m'occupe de faire surveiller le prix de l'essence. Et pourquoi ne pas créer un nouveau slogan à Sainte-Anne-des-Plaines « Plus j'achète chez nous, plus l'offre s'améliore et plus l'offre s'améliore, plus j'achète chez nous ».

Est-ce que ça avance la piste cyclable?

La réponse courte, c'est oui, mais pas à la vitesse que l'on voudrait.

Maintenant, si on élabore un peu plus, vous savez déjà que les villes de Blainville, de Sainte-Anne-des-Plaines et de Terrebonne travaillent ensemble sur ce projet qui devrait s'inscrire à l'intérieur du Programme triennal d'infrastructures (PTI) de la CMM. C'est pourquoi la MRC de Thérèse-De Blainville, à l'assemblée de juin dernier, a résolu unanimement de recommander d'inscrire ce tronçon (l'axe 26) du Réseau vélo métropolitain au PTI de la CMM pour 2016. C'est donc dire que toutes les administrations municipales de la MRC sont derrière ce projet.

De plus, comme c'est un projet majeur qui est évalué à environ 10 M$ pour les trois villes, dont environ la moitié du coût pour Sainte-Anne-des-Plaines, il faut s'assurer des appuis financiers avant de débuter les travaux. L'objectif est de réaliser les travaux avec un financement tripartite : Ville, CMM et Gouvernement.

Nous n'écartons pas non plus la possibilité de travailler par section si c'était nécessaire. Je vous rappelle que nous sommes responsables de quelque 13 km sur un projet global de 21 km et que nous avons deux cours d'eau à franchir sur notre territoire.

Il est aussi de prime importance d'inclure dans tous nos projets d'aménagement le plan d'ensemble de cette piste cyclable interrégionale. Ainsi, un tronçon sera réalisé à même la rue Séraphin Bouc en parallèle à la Montée Gagnon. Dans notre demande de servitude à la CPTAQ pour la conduite de refoulement entre Gibson et les étangs aérés, nous avons inclus la piste cyclable dans la même servitude. Quand nous avons refait la rue du Cimetière, nous y avons inclus un autre tronçon tout comme nous nous apprêtons à la faire avec le réaménagement du centre-ville.

Il s'agit simplement de garder le plan en tête et de bâtir en l'intégrant au fur et à mesure de nos aménagements. Cependant, les appuis financiers décideront du rythme auquel nous pourrons compléter le projet.

 

Pourquoi débourser 500 000 $ pour les terrains de la montée Gagnon?

Comme cette question a été posée à la dernière assemblée mensuelle et que seulement quelques personnes y assistaient, voici la réponse pour le bénéfice de tous.

Rappelons-nous d’abord que ces terrains à l’ouest de la montée Gagnon (de part et d’autre de l’édifice Bell) n’ont jamais été inclus dans la zone agricole décrétée en 1978.  C’était le dernier espace disponible pour la construction résidentielle sur notre territoire.

Avec une profondeur de 60 mètres seulement, nous avons demandé et obtenu de la CPTAQ une largeur additionnelle de 20 mètres afin d’installer une voie d’accès en arrière-lot incluant un espace pour la piste cyclable interrégionale. Dès le début du projet, le MTQ nous a demandé d’éviter les entrées charretières sur la 335 pour des questions de sécurité et de fluidité de la circulation. Comme c’était logique, la Ville a alors acquis pour 1 $ une partie du boulevard Gibson pour ouvrir sur cette voie d’accès et pour installer des feux de circulation à l’intersection de Gibson et de la 335.

Ensuite, il fallait acquérir le 20 mètres supplémentaire. Nous sommes arrivés à une entente de 500 000 $ pour les 15 354,2 m2  (165 275 pi2) avec le propriétaire, soit un prix de 3.025 $/pi2, comparable aux 2.50 $/pi2 payés pour les terrains en avant, il y a plus de 5 ans.

De ce montant de 500 000 $, une somme de 312 500 $ sera facturée selon une entente avec les deux promoteurs laissant un coût net à la Ville de 187 500 $. Pour ce montant, nous pouvons assurer une meilleure fluidité de la circulation ainsi qu’une plus grande sécurité pour les usagers de la route et les riverains. Du coup, nous obtenons un tronçon de piste cyclable qui à lui seul coûterait davantage.

Si vous avez d’autres questions du genre, il me fera plaisir d’y répondre.

 

Pourquoi ne pas retarder le réaménagement de l'ancienne caserne?

Avec le resserrement budgétaire imposé par Québec, l'administration municipale a dû prioriser ses choix d'investissement. Ainsi, nous avons diminué le montant investi dans les routes rurales tout en sachant que le programme de la taxe sur l'essence viendra nous permettre de refaire quelques rues urbaines. Également, la construction d'un chalet de service au parc des Saisons a été reportée.

Le cas de l'ancienne caserne a cependant une autre dynamique. Il faut d'abord savoir que les archives municipales sont actuellement entreposées dans des boîtes de carton au garage municipal avec beaucoup de poussière et quelques rongeurs à l'occasion. C'est que notre hôtel de ville est beau et patrimonial, mais aussi limité en espace de rangement. Nous trouvons même que nous avons déjà trop de documents qui y séjournent actuellement.

Nous avons donc prévu d'installer à la caserne une salle d'archives d'un peu plus de 1 000 pi2 (environ 100 m2) pour conserver nos documents à l'abri, car ce bâtiment est construit en béton et offre une meilleure protection contre les incendies : première raison! Ensuite, ce sera à quelques pas de l'hôtel de ville et donc, beaucoup plus pratique pour le greffier et toute personne qui aura besoin de consulter les archives. Et finalement, pour monter un système d'archives ordonné et à jour, nous avons besoin des connaissances et de la mémoire de notre greffier et directeur général depuis bientôt 36 ans, M. Serge Lepage, qui sait dans quelle boîte se trouvent les différents documents. Comme M. Lepage prévoit prendre sa retraite à la fin de 2016, le temps qu'il nous reste pour profiter de sa mémoire s'effrite rapidement et nous devons donc agir.

Voilà donc pourquoi nous avons choisi de procéder dès cette année à réaménager l'ancienne caserne. Ce faisant, nous y logerons également les bureaux des services de la Culture et ceux des Loisirs, permettant d'installer le service de l'Urbanisme au rez-de-chaussée de la mairie pour offrir un accès plus facile aux citoyens, notamment aux mamans avec poussettes ou aux personnes à mobilité réduite.

Des fois, nous n'avons pas vraiment le choix…

 

Pourquoi ne pas se présenter sur son 31?

Vous avez sans doute déjà entendu le slogan : vous n'aurez jamais la chance de faire une deuxième première bonne impression. En effet, quand on se présente pour obtenir un poste, on soigne son image. Même les bandits se présentent en cour frais rasés, bien coiffés et bien habillés pour influencer le juge ou le jury. C'est donc que le premier coup d'œil a de l'importance.

Il en va de même pour nos propriétés et notre ville. Si les entrées de la ville et les propriétés sont laissées dans un désordre général, notre image en prend un coup. Si nous voulons amener des gens de qualité chez nous et leur donner le goût d'entrer dans nos commerces et même s'installer chez nous, le bon ordre de nos propriétés et de nos commerces, notre accueil et notre fierté doivent être notre marque de commerce. Pour rendre notre communauté et nos commerces attractifs, il faut être attirant.

L'évaluation déposée pour le concours des Fleurons l'an dernier nous incite à porter attention aux devantures de nos commerces et de nos résidences. Si nous avons obtenu un quatrième fleuron, c'est surtout grâce aux aménagements municipaux et institutionnels qui ont reçu un très haut score. Tous les citoyens sont donc invités à se soucier de la propreté et du bon ordre de leurs immeubles avec des pelouses rasées régulièrement et surtout l'absence de détritus. Pratiquons-nous maintenant en vue de la prochaine visite des juges en 2017.

Et comme a toujours dit ma mère : «Ce n'est pas nécessaire d'être riche pour être propre».

Quelle différence entre un bon et un mauvais emprunt?

De ce temps-là, on nous parle beaucoup de l'endettement des ménages et des problèmes de crédit. Pourtant, à peu près toutes les entreprises ont recours au crédit pour générer plus de revenus. Or, il faut faire la différence entre le bon et le mauvais crédit.

Un exemple : vous achetez une voiture que vous pensez garder au moins cinq ans. Si vous en financez 80 % sur quatre ans, c'est un emprunt tout à fait raisonnable. Par contre, si vous devez emprunter pour y mettre de l'essence pour vous en servir, c'est un très mauvais emprunt. C'est ce qu'on appelle emprunter pour faire l'épicerie.

Il existe des règles de l'art autant dans l'administration d'un budget familial que dans l'administration d'une entreprise ou des affaires publiques.

Nos budgets municipaux sont toujours très serrés et ils sont aussi très réglementés. On ne peut pas (et on ne doit pas) emprunter pour payer l'asphalte qui sert à réparer les rues ou le sel pour l'entretien des routes ni le salaire du personnel. Cependant, contracter un emprunt pour construire (ou reconstruire) une route, un édifice ou acquérir un équipement qui servira une dizaine d'années est tout à fait justifié et même, est un signe de saine administration.

En effet, ce serait même un signe de mauvaise administration que de payer comptant une route qui sera utilisée pendant au moins 30 ans par de futurs citoyens qui se joindront à notre communauté alors que ceux qui l'auraient payée seraient partis pour un autre monde.

Bien sûr, il faut néanmoins surveiller notre taux d'endettement et respecter notre capacité de payer. J'y reviendrai bientôt.

À la prochaine.

Si on manque d'argent, pourquoi investir au centre-ville?

La première raison est d'abord parce que nous voulons redynamiser l'activité économique et commerciale de notre communauté. Conforme à notre plan d'action stratégique, la mise à niveau du noyau villageois jouxté à la piste cyclable interrégionale devrait nous amener une plus grande activité économique qui permettrait d'améliorer l'offre commerciale et de services pour les visiteurs, mais surtout, pour nos citoyens.

La seconde raison est que cette artère principale a bien besoin d'amour tant dans ses trottoirs que dans la qualité du revêtement de la chaussée et du stationnement. Nous en profiterons pour enlever les poteaux dans la rue et pour ajouter du stationnement en arrière-lot comme dans tous les centres-villes patrimoniaux. Nous utiliserons notre programme de remise à niveau de nos routes et rues où, chaque année, des tronçons sont refaits pour maintenir la qualité de nos infrastructures.

Enfin, la troisième raison est qu'Hydro-Québec nous offre de subventionner
90 % (environ 4,2 M$) de la facture d'enfouissement des fils pour rendre notre cœur patrimonial encore plus invitant. Le vrai coût pour la ville pour enfouir les fils est d'environ 450 000 $. Le reste des coûts est le même avec enfouissement ou non. Le hic est que ce programme d'Hydro-Québec est fermé et que Sainte-Anne-des-Plaines en est la dernière bénéficiaire. Si nous ne le faisons pas maintenant, nous ne le ferons probablement jamais.

Je vous rappelle aussi que chaque année, nous investissons entre 1 et 1,5 M$ pour la rénovation de nos routes et rues. Nous prioriserons donc le boul. Ste-Anne qui en a autant besoin que les autres rues. Les coûts d'environ 3, 5 M$ seront répartis sur deux ans (pour entrer dans nos budgets) tout en utilisant
800 000 $ provenant du remboursement de la taxe sur l'essence.

Pour que ce soit de plus en plus beau chez nous et de plus en plus agréable d'y vivre, chaque année, nous améliorons nos rues, une à la fois, mais de façon permanente. Bientôt, ce sera au tour de notre artère principale tout comme nous l'avons fait entre Beaupré et Des Cèdres.

À la prochaine.

 

Pourquoi rénover la centre-ville?

Tout d'abord, un rapport du MTQ datant de 2008 demande à la Ville de remplacer le stationnement à 90 degrés sur le boul. Ste-Anne par du stationnement parallèle. Le même rapport propose aussi de remplacer certains arrêts obligatoires par des feux de circulation pour augmenter la fluidité du trafic, une solution à un problème que tous aimeraient voir se régler.

Ensuite, une demande pendante auprès d'Hydro-Québec depuis plus de 10 ans vient d'être acceptée pour subventionner à 90 % le coût d'enfouissement des fils pour le secteur patrimonial. Avec la dégradation avancée des trottoirs, des travaux de réfection sont nécessaires de toute manière. Autant profiter d'un appui financier pour faire encore mieux.

Enfin, il impératif de relancer l'activité économique de nos commerces. En utilisant des attributs comme la piste cyclable inter régionale et un aménagement plus convivial, la Grand Rue devrait devenir plus attractive pour les visiteurs et la vie économique devrait prendre du tonus. Plus c'est beau et invitant, plus on veut y venir; plus on y vient et trouvons à dépenser, plus on génère de ressources pour offrir plus, et ainsi de suite.

Si nous voulons que l'économie reprenne sa place chez nous, il faut que Sainte-Anne-des-Plaines devienne une destination et non simplement un endroit de passage. Pour y parvenir, ces efforts devront être accompagnés d'autres mesures comme des évènements et des attractions particulières en plus des atouts que nous possédons déjà comme notre cachet vert champêtre et patrimonial. Il faut continuer à développer des moteurs générant de l'activité commerciale. À cet effet, la communauté des gens d'affaires doit être en support des efforts consentis par l'administration municipale.

Bien sûr, ça ne se fera pas en criant lapin. Nous n'atteindrons pas la vitesse de croisière avant près de dix ans. Raison de plus pour commencer tout de suite et saisir les opportunités qui s'offrent à nous.

Pour ce qui est des travaux, ils se feraient sans entraver la circulation puisque les fils seraient enfouis sous les trottoirs. L'offre d'Hydro-Québec propose la mise en place dès 2015 et les travaux de trottoirs et pavage seraient complétés en 2016.

Mais, avant d'aller de l'avant, il reste encore des consultations à faire avec les riverains concernés.

À la prochaine.


Qu'est-ce qui arrive avec la rue Des Cèdres?

Voici la planification arrêtée pour la réfection du tronçon de cette rue collectrice entre la rue Champagne et le boulevard Ste-Anne.

D'abord, il faut dire que les pluies importantes de l'hiver dernier, suivies de grands gels, ont fait éclater la chaussée quand l'eau qui s'était infiltrée a soulevé le bitume en morceaux. Au printemps, on aurait cru qu'il y avait eu un bombardement tellement il y avait de nids de poule.

Il faut aussi savoir que dans nos recherches de branchements croisés l'an dernier, nous avions trouvé six de ces branchements par la méthode de la fumée. En affinant nos recherches, nous en avons trouvé d'autres. Nous avons l'obligation de réparer ces « erreurs » pour répondre aux exigences du ministère de l'Environnement et surtout pour assainir notre ruisseau.

Or, refaire la couche de roulement aurait coûté plus de 150 000 $ que nous aurions dû ensuite détruire pour faire les travaux en profondeur. Nous avons plutôt opté pour faire une réparation temporaire puisqu'à la fin de l'été, les travaux de correction de branchement seront effectués. Nous en profiterons pour lui refaire une beauté avec des bordures en béton et de l'éclairage distinctif digne d'une rue collectrice.

Nous avons employé des mesures de correction temporaire pour mieux investir notre argent dans une solution à long terme qui s'inscrit dans une vision globale de l'amélioration de nos rues collectrices. Je suis persuadé que votre patience sera récompensée, car tout ce qui mérite d'être fait mérite d'être bien fait.

Et en passant, pour ceux qui pestent chaque année contre la réparation des nids de poule à l'asphalte froide, prenez votre mal en patience parce qu'à ce jour, c'est la seule façon connue de faire les réparations tôt en saison.

Chaque année, nous améliorons nos rues, une à la fois, mais, de façon permanente; si bien, que c'est de plus en plus beau chez nous.

À la prochaine.


Les juges s'en viennent; on se fait beau!

C'est le mardi 15 juillet prochain que Sainte-Anne-des-Plaines sera évaluée par les juges des Fleurons du Québec. L'enjeu? Franchir la toute petite ligne qui nous
permettrait de passer de 3 à 4 fleurons.

Que diriez-vous de mettre l'épaule à la roue afin de mettre notre ville sur son 36? « Se faire beau » ne veut pas dire d'aller s'acheter de nouveaux vêtements pour aller au bal; en continuant l'analogie, ce serait plutôt s'assurer que nos vêtements sont bien propres, bien pressés, qu'on a passé chez le coiffeur et qu'on dégage une belle image de simplicité et de fierté.

Ainsi, ce n'est pas nécessaire d'inonder votre parterre de fleurs, mais un bel aménagement simple combinant pelouse, arbres ou arbustes et un peu de fleurs bien entretenues est une combinaison gagnante. L'ordre et la propreté ont autant d'importance que la quantité de fleurs. Ce que les juges remarqueront en premier, c'est une pelouse bien entretenue et rasée de moins d'une semaine. Les bacs ne font pas partie du mobilier urbain décoratif, n'oubliez pas de les placer hors de la façade, idéalement en cours arrière ou dissimulés derrière un arbuste ou une clôture en marge latérale.

De notre côté, nos gens de l'horticulture ont dosé judicieusement et avec goût les arrangements des espaces publics. Rien d'excessif; un bel équilibre. Nous avons un bien beau village à montrer à nos juges. Avez-vous récemment fait le tour de nos parcs? S'il vous prenait goût de faire du tourisme urbain, faites-en donc le tour : c'est une réelle fierté! Les tennis du parc des Saisons ont reçu des arbres matures en grande quantité; le parc des Familles, et ses jeux d'eau, est de toute beauté; le parc Limoges et le parc Racine ont reçu de nouveaux équipements et de beaux arrangements. Ça vaut la peine de faire le tour. C'est beau chez nous!

Alors, on se fait beau pour les Fleurons et rappelons-nous que ce n'est pas nécessaire d'être riche pour être propre.

J'en profite pour vous féliciter déjà, vous êtes fiers de votre propriété et moi, je suis fier de vous.

À la prochaine.

 

Qu'est-ce qu'un avis de courtoisie?

Depuis quelques semaines, nos divers services remettent (en accroche-porte ou de main à main) des Avis de courtoisie pour différentes situations.

Ces Avis de courtoisie s'inscrivent dans notre politique d'accompagnement plutôt que de coercition. C'est un moyen d'informer nos citoyens sur les bonnes méthodes à utiliser, les bons jours ou les bonnes heures pour tel ou tel service, ou encore si certaines pratiques ne sont pas conformes aux règlements en vigueur. Inspirée de l'approche client, cette méthode nous permet d'être proactifs et d'aider notre population à développer un comportement citoyen plus responsable et plus respectueux des autres Anneplainois.

Bien sûr, dans l'Avis de courtoisie, il est mentionné qu'un constat d'infraction pourra toujours être donné si la situation ne se corrige pas, mais cette mention se veut informative plutôt que menaçante. Au lieu de distribuer bêtement des contraventions, nous distribuons des avis de courtoisie pour aider nos citoyens à adopter de bons comportements.

Personnellement, je suis très fier du développement de cet outil par les membres de notre personnel, outil pour améliorer la vie citoyenne en respect des voisins et de la communauté. Et, si vous ne saisissez pas bien la teneur du message, vous pouvez toujours téléphoner au service concerné pour obtenir plus d'explications.

Les règlements sur l'art de vivre en société existent depuis plus de 4 000 ans et ne sont donc pas une création des derniers conseils municipaux. Ça me rappelle aussi une citation d'un vieux professeur qui nous disait : « ma liberté arrête là où la vôtre commence et la vôtre arrête là où la mienne commence ».

Les Anneplainois sont réputés pour leur esprit d'entraide et c'est ce qui rend notre milieu de vie si agréable et si particulier. C'est dans cet esprit que cet outil, l'Avis de courtoisie, a été mis en place. Vivre en harmonie avec sa communauté fait aussi partie de la qualité de vie et du bonheur global.

À la prochaine.

 

Allez-vous rouvrir la 2e Avenue, près de l'église?

Cette question revient constamment dans les discussions autour d’un café ou sur le perron de l’église et tout un chacun a sa propre opinion sur ce qui doit être fait.

Pour vos élus et les aménagistes du territoire municipal, une véritable réflexion et une planification très poussée du développement de notre centre-ville s’imposent en faisant abstraction des intérêts particuliers et des pressions qu’on tente d’exercer pour orienter la décision. 

Parmi les éléments qui devront être pris en compte, il y a d’abord le tracé de la piste cyclable inter-régionale sur la 2e Avenue, entre la rue du Cimetière et le boulevard Ste-Anne. La sécurité des usagers du vélo est à prendre en compte et à ce sujet, le MTQ a un droit de regard. Nous réserve-t-on des arrêts ou des feux de circulation?

Ensuite, l’espace disponible ne permet certainement pas deux voies de circulation en plus de la piste cyclable. Au mieux, ce serait, une rue à sens unique. Mais, dans quel sens?  Comment assurer une fluidité du trafic automobile et la sécurité des résidents du Pavillon Philippe-Labossière, des élèves qui fréquentent l’école des Moissons, des usagers et des visiteurs tant de l’église que de l’hôtel de ville?

Il faudra aussi tenir compte de la relocalisation prochaine de la caserne incendie et du réaménagement du bâtiment actuel à d’autres fins municipales. Comment sera réaménagée la place du Bicentenaire? Il faudra bien tenir compte d’un aménagement d’ensemble de notre cœur villageois et quelle vocation voulons-nous lui donner?

Voilà autant de questions auxquelles nous devons répondre avant de prendre une décision éclairée. Et sûrement que la décision qui sera prise ne plaira pas à chaque Anneplainois, car les intérêts de l’un diffèrent souvent des intérêts de l’autre. C’est l’art de vivre en société qui sera mis à l’épreuve. Je souhaite vivement que la décision se prenne dans une perspective holistique, c’est-à-dire en tenant compte de la globalité des problèmes et des objectifs et des répercussions d’une décision dans un sens ou dans l’autre.

Comme l’automne 2013 était une période électorale, la décision sur ce sujet aurait été prématurée. La période hivernale étant propice à la réflexion et à la planification, les élus et le personnel municipal étudieront en début d’année les différents scénarios envisageables en fonction des possibilités, des contraintes et de la vision du développement que l’on veut donner à Sainte-Anne-des-Plaines.

Si gouverner c’est gérer, je suis convaincu que vos dirigeants prendront la meilleure décision dans l’intérêt tant des citoyens que de l’avenir de notre communauté.

Sur ce, je vous souhaite de très Joyeuses Fêtes.

 

Vos assemblées de conseil ont toutes l'air paquetées!

En faisant notre porte-à-porte, un citoyen m'a interpellé avec cette remarque. Je crois que ça mérite un éclaircissement.

Il faut comprendre que l'assemblée mensuelle du Conseil relève plutôt d'un rapport des discussions que d'un débat. C'est un rapport que n'importe quel citoyen peut questionner ou demander des éclaircissements durant l'assemblée, mais le débat a eu lieu bien avant.

En effet, quand un projet de règlement, une résolution ou tout autre sujet est mis à l'ordre du jour d'une assemblée, il se passe des semaines sinon des mois de discussions entre les membres du conseil et, la plupart du temps aussi, avec des membres du personnel avant de prendre une position finale. Pour chaque assemblée publique, il faut compter au moins une ou deux réunions préparatoires (qu'on appelle aussi caucus parce que ça se fait en privé).

Un exemple : pour le budget annuel, il y a d'abord entre quatre et six rencontres avec chacun des chefs de service; puis, le conseil, le directeur général et la trésorière auront au moins deux ou trois autres rencontres pour le rendre dans sa forme finale. Les citoyens, eux, ne verront que cette version finale présentée à l'écran et sur papier, mais il y a une somme importante de travail derrière ces colonnes de chiffres pour nous assurer que ça balance.

Par ailleurs, les citoyens ont tout à fait voix au chapitre. Malgré ce que prévoit un règlement très strict adopté en 1994, je permets des questions d'éclaircissement à n'importe quel moment au cours de l'assemblée avec des règles de politesse élémentaires. Puis, à la fin de chaque rencontre, toute personne présente peut poser les questions qu'elle veut sur n'importe quel sujet d'intérêt pour la ville. Cet exercice nous a d'ailleurs amenés récemment à modifier un règlement parce qu'un citoyen a apporté un point auquel nous n'avions pas pensé. Pour moi, c'est ça une gestion ouverte et responsable.

J'en profite pour inviter tous les citoyens à participer à au moins une réunion par année. Elle dure environ une heure, puis ce sont les échanges. Je tente de rendre ces rencontres le plus conviviales possible, mais n'hésitez pas à nous faire vos recommandations pour nous améliorer. S'il y a longtemps que vous y avez assisté, venez voir le nouveau style; ça vaut le déplacement.

Exceptionnellement, la rencontre de novembre prochain, à cause des élections, aura lieu le 19 novembre à 19 h 30. Sinon les assemblées ont lieu le deuxième mardi du mois.

Au plaisir de vous y rencontrer.

 

Pourquoi un parc canin?

Quelques citoyens m'ont demandé les raisons pour investir dans un parc canin.  Voici le raisonnement.

Un constat.  Quiconque visite nos rues de porte en porte est à même de constater qu'il y a une population canine très importante chez nous, quelques fois dépassant même la règle d'un maximum de deux chiens par foyer.  Même si la réglementation interdit la présence de chiens dans nos parcs municipaux et scolaires, force est d'admettre que nous en voyons régulièrement ou que nous constatons leur passage en mettant les pieds dedans…

Et comment être très sévères si nous n'offrons pas d'alternative?

Une question de salubrité et de santé.  Nous recevons régulièrement des plaintes pour les cadeaux que les chiens, avec la complicité de leur propriétaire,  laissent dans nos parcs où nos enfants s'amusent.  La santé de nos enfants a donc été une priorité dans la prise de cette décision.  De plus, il est très désagréable pour quiconque de "se graisser" les pieds en prenant une marche dans un parc.

Coût et financement.  Le parc canin sur la Côte St-Louis à Blainville avait un coût annoncé de 82 000 $.  Le nôtre, une fois aménagé, ne devrait pas dépasser de beaucoup les 25 000 $ parce que nous l'avons réalisé à l'interne selon nos moyens.  De plus, depuis environ trois ans, un montant de cinq dollars a été ajouté à chaque licence de chien pour défrayer une partie des coûts de réalisation de ce parc canin.

Application plus stricte des règlements.  Désormais, avec une installation spécifique pour nos chiens, nous serons en mesure d'être plus stricts pour les chiens qui se retrouveront dans les parcs sauf au parc naturel des Méandres où les chiens seront dorénavant permis mais, en laisse.  Alors, avis aux maîtres de nos toutous : si vous ne respectez pas les règles prévues, vous pourriez contribuer financièrement au bonheur des autres Anneplainois.

En terminant, mentionnons que cette réalisation faisait partie des recommandations du plan de mise en valeur du parc des Méandres suite à la consultation des citoyens et des usagers du parc.  Je suis sûr qu'une fois complété, tous en seront fiers.

 

Pourquoi ça prend autant de temps pour obtenir un permis?

Séparons d'abord le mythe de la réalité.  J'ai consulté plusieurs personnes qui travaillent dans d'autres municipalités et les délais pour l'obtention d'un permis sont généralement beaucoup plus courts à Sainte-Anne-des-Plaines.  Pour ce qui est des tarifs en vigueur, ils sont semblables aux tarifs publiés dans les autres villes.

Au-delà, on peut ajouter que très peu de villes de 15 000 habitants reçoivent encore des visiteurs sans prise de rendez-vous.  Chez nous, nous le faisons avec plaisir afin de rendre le service encore plus convivial.  Cependant, si vous voulez accélérer le traitement de votre demande, n'hésitez pas à prendre un rendez-vous et vous informer des documents à présenter lors de votre visite.  Ainsi, vous serez accueilli au bon moment et vous perdrez moins de temps.

Maintenant, qu'est-ce qui explique le délai entre la demande de permis et la délivrance de celui-ci?  Parmi les lois qui gouvernent les municipalités, il y a la Loi sur l'aménagement et l'urbanisme qui nous oblige à avoir un schéma d'aménagement, un règlement d'urbanisme et une commission consultative d'urbanisme.  La mission du service d'urbanisme vise l'embellissement de notre milieu de vie et ce, par différents outils.

Nos responsables au service étudient chaque demande dès qu'elle est complète en fonction des divers critères, l'approuvent et communiquent avec vous aussitôt.  Et pour améliorer le service, nous avons maintenant quatre officiers en fonction.  Je rappelle aussi que certains secteurs sont assujettis à des règlements à caractère discrétionnaire pour orienter les interventions sur des immeubles et favoriser l'embellissement d'un quartier en particulier.

Il faut aussi tenir compte que nos gens ont également une responsabilité d'inspection et de suivi des permis émis, ce qui les oblige à sortir sur le territoire; ils ne sont donc pas toujours au bureau.  C'est pourquoi vous aurez un meilleur service si vous prenez un rendez-vous.

Quand on attend, c'est toujours trop long; j'en conviens.  Mais je vous assure que nos officiers travaillent avec ardeur à vous donner le meilleur service possible.  Je suis très fier d'eux.

 

 

En achetant chez nous, vous aidez votre compte de taxes

Saviez-vous que le taux de taxes des commerces et industries est plus du double de vos résidences?  C'est donc que plus nous aurons de commerces chez nous, moins de pression sera exercée sur votre compte de taxes.

Et pour qu'il y ait de plus en plus de commerces à Sainte-Anne-des-Plaines, il faut que ceux et celles qui les opèrent soient capables d'en vivre.  Il faut donc les visiter en premier lieu avant d'aller systématiquement dans les grands centres.

Quand vous faites vos achats à Rosemère, Laval ou ailleurs, c'est le compte de taxes des citoyens de ces villes que vous aidez.  Or, il y a un proverbe qui dit : aide-toi et le ciel t'aidera.  La preuve en est que les citoyens de Rosemère ont un indice d'effort fiscal de 68 % tandis que celui des Anneplainois est de 111 % pour l'an dernier.  C'est que les centres d'achats paient en bonne partie pour les Rosemèrois.

Je veux profiter de l'occasion pour souligner les beaux efforts consentis depuis quelques mois pour redynamiser les commerces locaux.  Que ce soit la rénovation de Place Ste-Anne, le réaménagement intérieur du Rona ou du marché Métro, le remise en service prochaine d'un BMR, les cinq nouveaux restos et tous les autres commerces qui ont investis dans leur déco et leur aménagement, reconnaissons qu'un bel effort a été fait.  Bravo à tous nos commerçants qui s'ingénient à s'adapter à leur clientèle.  Entrez voir; ça vaut le déplacement.

Rappelez-vous que c'est beau d'aider les citoyens des autres villes mais, charité bien ordonnée, commence par soi-même!

 

 

Pourquoi les autobus sont presque toujours vides à Sainte-Anne?

J'ai reçu beaucoup de commentaires de citoyens qui s'interrogent du fait que les autobus sont souvent peu occupés quand ils circulent dans les rues de Sainte-Anne-des-Plaines. Ne pourrait-on pas utiliser des véhicules moins gros?

Notons d'abord que le Conseil inter municipal de transport des Laurentides (CITL) surveille de près le nombre de passagers par ligne et par autobus. C'est pour cela que l'on voit de plus petits véhicules les fins de soirée et les weekends.

Mais, pour répondre à la question principale, il faut comprendre que Sainte-Anne est en même temps en fin et en début de circuit; c'est un terminus.  L'autobus arrive à moitié vide parce qu'on a laissé descendre des passagers depuis son départ à l'autre bout du circuit. De même, l'autobus ne peut pas partir rempli à capacité de chez nous parce qu'aucun autre usager ne pourrait y monter sur son parcours.

Notre circuit n'en est pas un service de navette qui amène un groupe d'un point A au point B. Rappelez-vous les autobus scolaires; on partait avec quelques étudiants à bord et on arrivait avec un plein autobus à l'école.

En fait, le circuit 23 qui se rend à la gare de Sainte-Thérèse a dû refuser, il y a quelques semaines, de prendre des passagers parce que l'autobus était à pleine capacité. C'est un beau problème. Il faudra peut-être ajouter un nouveau départ.

Rappelons-nous enfin que le transport en commun est une excellente façon de diminuer les gaz à effet de serre (GES) qui causent le réchauffement climatique.

Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas à me les transmettre.  Il me fera plaisir de vous expliquer le comment du pourquoi.

 

Vous parlez souvent de richesse collective, ça veut dire quoi?

D'abord, mettons les choses au clair : l'argent (ou la richesse) n'est pas une fin en soi, mais bien plutôt, un moyen.  Car la richesse n'a de valeur que si elle est partagée!

Ma définition de la richesse collective est donc d'avoir les moyens d'atteindre nos aspirations ou encore, de vivre dans un milieu qui correspond à nos valeurs.  Et les valeurs que je détecte chez les Anneplainois en général sont de pouvoir vivre dans un milieu où les gens de toutes les générations ont accès à un beau village de campagne entouré de champs et de forêts, à des rues sécuritaires à n'importe quelle heure du jour, à des parcs bien aménagés en harmonie avec le milieu et à des commerces de proximité où ils sont accueillis et servis comme des amis.

Je pourrais même ajouter qu'en augmentant l'emploi local par des industries, des commerces, des artisans ou des services, le fait de travailler à proximité évite le stress du voyagement, permet plus de temps en famille et améliore d'autant la qualité de vie.

Les conséquences qui en résultent sont que lorsqu'on peut établir un tel climat dans notre milieu, il y a de plus en plus de gens qui veulent avoir accès à ce milieu de vie et la valeur de notre patrimoine (notre propriété) augmente.  Nous nous enrichissons sans sortir de l'argent de notre poche.  Au moment de la retraite, nous avons donc un pécule plus important qui ne nous a rien coûté.

Effectivement, je crois que notre milieu de vie à Sainte-Anne-des-Plaines s'est amélioré depuis trois ans parce que les nouvelles valeurs de nos propriétés ont augmenté un peu plus en pourcentage que celles des villes avoisinantes.  C'est ça créer de la richesse collective.

En terminant, je vous rappelle néanmoins ce que mon père m'a appris : à ses funérailles, il est plus important d ’avoir des amis que de l'argent.

 

Avons-nous besoin d'un aussi grand parc industriel?

C'est la question que me posait un ami récemment suite à la présentation du 29 octobre sur la demande déposée auprès de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (CPTAQ).

Tout d'abord, mettons les choses en perspective.  Le parc industriel actuel instauré en 1990 mesure environ 28 hectares.  Il s'est rempli en moins de 25 ans et il n'y a plus aucun terrain disponible.  La proposition actuelle est pour 37 hectares, soit environ 32 % de plus.  Comme le succès engendre le succès, je parierais qu'il serait rempli également d'ici 25 ans.  Donc, la superficie demandée est tout à fait logique et défendable.

Mais, au-delà de la superficie, la nécessité d'un parc industriel repose aussi sur la répartition des sources de financement d'une ville.  L'exemple de Ville Lorraine est patent.  Presque uniquement résidentielle, le fardeau fiscal de cette ville revient entièrement sur les épaules des propriétaires de résidences.  Une ville développée harmonieusement devrait comprendre une pluralité d'usages : public, agricole, résidentiel, commercial, industriel et institutionnel. 

Enfin, rappelons que les taux de taxes pour le commercial et l'industriel sont plus du double du taux résidentiel alors que les services demandés à la Ville sont moindres.  L'industrie n'utilise pas l'aréna, la bibliothèque, les parcs et autres services collectifs mais ses taxes servent à nous offrir un meilleur milieu de vie.  D'ailleurs, Rosemère, avec ses centres commerciaux, permet à ses citoyens de s'en sortir avec un effort fiscal de 68 % seulement, soit un tiers de moins que la moyenne québécoise.

En résumé, notre demande à la CPTAQ s'appuie à la fois sur des principes de diversité et d'harmonie des usages du territoire et à la fois sur le besoin de la répartition du fardeau fiscal dans la recherche d'un meilleur milieu de vie pour toute notre communauté.  Ce sont là des principes de bonne gestion municipale reconnus de tous.

 

Pourquoi être si strict avec nos boisés?

Voici une question qui m'est souvent posée sur les motifs de notre réglementation plutôt stricte pour la coupe de bois sur notre territoire. Il y a deux raisons majeures pour protéger les boisés de Sainte-Anne-des-Plaines : l'une écologique, l'autre économique.

Du côté écologique, il y a d'abord le maintien de la biodiversité. Comme il est fortement documenté scientifiquement, si le couvert forestier d'un territoire diminue à moins de 30 %, la biodiversité commence à être affectée. Or, nous sommes actuellement à 31 %. Nous devons donc être très prudents. De plus, nos boisés renferment de nombreux milieux humides de diverses grandeurs qui, en plus d'assurer la biodiversité, servent à alimenter la nappe phréatique et nos petits cours d'eau.

Maintenant, du point de vue économique, sans oublier la valeur des produits forestiers et acéricoles, une étude de Ressources naturelles Canada nous indique que la forêt du plateau du Trait-Carré sert à recharger l ’aquifère (nappe d’eau) duquel nous dépendons tous pour alimenter notre aqueduc urbain et nos résidences munies d'un puits, pour abreuver nos animaux et pour irriguer nos cultures. S'il fallait que nos puits se tarissent, il faudrait dérouler combien de kilomètres de tuyaux pour aller s'approvisionner dans une rivière (s'il y restait encore de l'eau…)? Combien cela nous coûterait-il? Je pense que nos fermes et nos maisons ne vaudraient plus grand-chose. Et puis, si Sainte-Anne-des-Plaines perd son côté vert, que nous restera-t-il à faire valoir? Ça aussi, c'est économique.

Comme disait Antoine de Saint-Exupéry dans Le Petit Prince : « nous sommes responsables de ce que l'on apprivoise ». Il est juste et raisonnable d'utiliser la nature qui nous entoure, mais nous devons respecter ses limites.

En tant que gestionnaire du territoire, nous devons nous élever au-dessus des intérêts particuliers et nous avons le devoir de préserver les intérêts de la communauté.

Il en va de la pérennité de notre territoire.

 

Pourquoi mettre de l'argent dans la grange Chaumont?

Tout d'abord, la grange Chaumont est un bâtiment «classé» par le ministère de la Culture et donc, c'est le gouvernement du Québec qui décide de son sort. Plus encore, il nous oblige à l'entretenir et la conserver à nos frais. Nous n'avions donc pas le choix des solutions.

Après plusieurs mois de négociation avec le ministère, nous avons eu la permission de la soulever et de la déplacer de quelques pieds pour sécuriser les utilisateurs du trottoir adjacent en hiver. On nous a aussi accordé de refaire le parement extérieur avec le même matériau, mais, neuf pour lui assurer une plus longue vie utile. Le coût total du déménagement, des matériaux et de la main-d'œuvre sera probablement autour de 40 000 $ grâce à la contribution de quelques citoyens qui ont gracieusement offert plusieurs pièces de bois de charpente anciennes. C'est une bonne somme, mais relativement peu dans les circonstances. Le ministère nous a accordé une subvention de 9 000 $ pour ces travaux.

Il reste maintenant à trouver une vocation au bâtiment. Le conseiller Denys Gagnon a rassemblé un groupe de personnes pour élaborer diverses options à soumettre au Conseil afin de mettre en valeur le bâtiment rénové. Si vous avez des idées constructives, n’hésitez pas à communiquer avec lui.

L'entrepreneur que j'étais aurait probablement géré ce dossier différemment en secteur privé. Dans ce cas-ci, nous avions à nous conformer aux règles et directives du ministère de la Culture.

J'espère avoir pu vous éclairer les raisons de cette décision qui a été réalisée néanmoins au moindre coût. Si vous avez d'autres questions, il me fera plaisir de vous expliquer le comment du pourquoi.

 

Les règlements sont-ils les mêmes pour tous?

On entend souvent dire que la justice n'est pas la même pour les gros que pour les petits, sous-entendant que ceux qui ont les moyens de se payer de bons avocats s'en sortent mieux.

Eh bien, laissez-moi vous dire qu'à la Ville, l'épaisseur du portefeuille n'influence aucunement l'application d'un règlement. Il arrive cependant que certains (avec leurs moyens financiers) fassent traîner, par des procédures, l'application de nos règlements. Il arrive aussi que nous devions entreprendre des démarches légales ou judiciaires pour les faire appliquer. Je comprends que ce soit frustrant pour ceux qui suivent les règles, car ça augmente presque toujours les délais et les coûts administratifs payés à même les taxes des citoyens respectueux des règles établies.

Cependant, un jugement récent permet aux municipalités de récupérer les frais légaux qu'un citoyen (individu ou corporation) engendre pour sa municipalité parce qu'il a les moyens de faire traîner les choses en Cour. Dans cette cause, la municipalité s'est fait rembourser ses frais d'avocats et de cour qu'elle avait dû débourser pour faire respecter son règlement.

Et pour vous prouver que les règlements sont les mêmes pour tous, j'ai dû moi-même payer récemment une contravention pour excès de vitesse dans le Trait-Carré parce que je ne portais pas attention à mon odomètre. Alors, c'est bien vrai, les règlements sont les mêmes pour tous.